Tromper son monde

C’était il y a 666 semaines, flopée de jours et solide nombre d’heures. Aujourd’hui nous sommes le 21 mars et les oiseaux célèbrent le printemps sur le balcon d’un studio San Franciscain. Il y a ta haine, et il y a toi. Il y a ta haine, et il y a tes filles, tes soeurs et mères. Il y avait ton coeur, tes regards, tes paroles, et il y avait ton corps, tes cuisses et ton odeur. Tout ça, c’est encore toi, et je deviens ivre, heureux, et plein d’espoir, en y pensant.

Puisqu’il fallait que ça arrive, puisque que l’éternel change, que le pour toujours se transforme, l’image est apparue, là, réelle, brutale. Trompe l’oeil, trompe la mort, tromper son monde.

Mon amour déchu. Ta haine je ne peux pas la supporter. Ta tristesse me semble seule légitime. Alors j’implore; Retrouve la paix. Sois libre. J’espère que tu sauras profiter de cette journée, et de celle qui suivront, comme elles méritent de l’être. Reste vivante, reste bien là, reste présente, 1ère personne du singulier, solitaire désormais, sais fermer les yeux, sais être en vie, sais communiquer dans ce brouhaha de jeunesse, ou communier dans le silence de ta solitude au milieu de ceux qui te sont extérieur. Tout ça, je te le souhaite aussi. 

Il fallait que ça arrive. J’ai toujours été ailleurs sans être vraiment quelque part. L’image est venue, là, réellement au milieu des énergies qui me consument, des paradoxes que je dois confronter et des désirs intempestifs qui tels des nuages se baladent dans mon ciel, formant des rencontres, initiant des évènements. C’est important les métaphores, c’est ce qu’il m’a dit souvent, Lasley, mon professeur d’anglais. 

J’ai déjà du mal à vivre. Ta haine je ne peux pas la supporter. Ta tristesse me semble seule légitime.

Pour le reste, je me mets à genou et j’implore. Retrouves la paix. Sois libre.

Pour finir j’aimerais reprendre ta formule d’anniversaire lointain, car elle est très belle.

J’espère que tu sauras profiter de cette journée, et de celle qui suivront, comme elles méritent de l’être.

Pour moi, elle signifie reste vivant, reste bien là, reste présent, 1ère personne du singulier, sais fermer les yeux, sais être en vie, sais communiquer dans ce brouhaha de jeunesse, ou communier dans le silence de ta solitude au milieu de ceux qui te sont extérieur. Tout ça, je te le souhaite aussi. Parce qu’on meurt demain, vis aujourd’hui, vis comme au premier jour, comme au premier cri. 

adolescence Poèmes

Martin Tout Terrain View All →

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