Ils parlent de toi comme si tu n’existais plus.

Aujourd’hui les images de ta mort revenaient sans cesse dans ma tête en cours de français.

Ce soir ta musique silencieuse, comme ton absence, résonne entre ces murs.

Tous les jours elle me manque.

Et cette femme qui n’est pas elle, toute apprêtée et haut juchée, s’apprête a s’installer. Elle vient avec son matériel. Elle a ses écharpes, ses gants, ses moufles, ses pantoufles. Elle ne s’arrêterait pas même si je lui demandais. Alors je ne lui demande rien. Je ne peux rien me permettre de lui demander. De fait, elle n’est autre que sa nouvelle femme.

Journées sombres. Soleils noirs.

Aujourd’hui j’ai perdu ma mère. Déjà hier je la perdais. Je la perds tous les jours. Depuis 10 ans, j’avais ces scènes de vie tatouées sous les paupières qu’il fallait que je libère pour leur faire prendre la lumière.

Et Ben Hohohoward résonne ce soir dans la piece.

De quelle pièce. La piece n’existe pas. Plus comme avant. Gimme shelter. Seul le toit et mon passé nous appartiennent.

Je leur donnais des informations sur le passé qui est à moi, à ces hommes qui viennent de Californie.

Jamais je ne désespère, toujours j’écris, jamais je ne boirai la tasse.

Maman si tu savais. Ils parlent de toi comme si tu n’existais plus. 

adulter Départ

Martin Tout Terrain View All →

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